«On peut tout avoir si on le veut avec suffisamment de force. Il faut le vouloir avec une exubérance qui vous sort par tous les pores et rejoint l’énergie qui a créé le monde.»
– Sheila Graham


On entend parfois: «Je ne veux pas entretenir de trop beaux rêves, car je risque d’être déçu s’ils ne se concrétisent pas.» Deux choses à répondre à cela:

Premièrement, on est rarissimement déçu lorsqu’on a plongé dans les visions qui nous font vibrer. Quelle que soit l’issue, on se sent gagnant lorsqu’on décide de croire en nos capacités.

Deuxièmement (et surtout): on ne craint pas d’être déçu ou désillusionné, en réalité… Voici ce que l’on craint vraiment: on sent la puissance phénoménale de cet enthousiasme qui nous habiterait si on se permettait de rêver abondamment, et on se protège de cette énergie fulgurante, car on craint d’avoir le vertige en allant trop haut, trop rapidement.

Cela change la donne, non? ;-)

extrait de "matin magique"

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moi,faire un blog? !

Trois raisons à cela :

1 - je suis une personne  très organisée et qui a beaucoup de chance avec ses disques durs externes et qui perd régulièrement ce qu'elle écrit. Alors c'est pas que ce soit de la plus haute importance pour quiconque d'autre que moi, mais c'est la raison principale.

2- Je suis assez paresseuse et quand on vient me dire par mail " alors qu'est ce que tu deviens?" et que je m'en veux de ne pas avoir donné de nouvelles, il me faut écrire pour la millième fois ( non, je n'exagère pas) mes dernières péripéties ( follement exaltantes). Avec un blog (quand je peux choisir à qui je donne l'adresse selon MES critères de qualité ;-pp --- même si je peux me tromper parfois ---) c'est pas forcé, mais quelquefois, ça peut renseigner l'ami(e).

3- ça m'amuse (follement) d'associer des sons et des images à mes bavasseries.

 

Alors, pour ce que ça vaut, sache que si tu es ici par mon intermédiaire, c'est que tu es important pour moi, d'une façon ou d'une autre, en général que tu as été là pour moi à un moment ou à un autre et que je te juge digne de MA confiance ( que j'accorde facilement, c'est connu). Maintenant la pommade passée, je peux écrire tranquille, personne ne viendra me déranger .... :-))) 

 

Les autres? quels autres? :-)

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«Je vous prie d’être patient à l'égard de tout ce qui dans votre coeur est encore irrésolu, et de tenter d'aimer les questions elles-mêmes comme des pièces closes et comme des livres écrits dans une langue fort étrangère. Ne cherchez pas pour l'instant des réponses, qui ne sauraient vous être données; car vous ne seriez pas en mesure de les vivre. Or, il s'agit précisément de tout vivre. Vivez maintenant les questions. Peut-être en viendrez-vous à vivre peu à peu, sans vous en rendre compte, un jour lointain, l'entrée dans la réponse.»
– Rainer Maria Rilke , extrait de Lettres à un jeune poète

Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 21:23

L'humain peut!! Si, si! Il peut vivre en harmonie, avec lui même ( condition sine qua non) avec les autres, avec son espace.

Il peut vivre sans le fond monétaire privatif, il peut exister sans l'esprit de propriété aliénant, il peut être heureux dis donc!! même que c'est vrai! Même qu'il y en a qui y parviennent! Et plusieurs centaines même! Et dans un espace restreint, aride, sec et pas très généreux. C'est quand même incroyable! On pourrait penser que ça relève des mondes féériques mais même pas, nulle magie là dedans, bien de la réalité. Quand on pense que ceux qui ont étudié la médecine se tournent vers les anciennEs pour s'instruire au sujet des plantes. Quand on pense que les enfants sont admis au conseil « municipal ». Quand on pense que les « travaux » sont en roulement. Comment? On n'est pas obligés de choisir sa carrière à 16 ans? Ben non, m'dame, m'sieur, c'est cool hein?!

 

Bon tout n'est pas rose … il faut causer, parler, palabrer, aboutir à un consensus, et là, ça prend du temps. Même que parfois, le problème n'est pas résolu et qu'il faut en discuter à nouveau plus tard! C'est abominable! Moi je dis qu'on devrait nommer une seule personne qui déciderait pour les autres … et que cette personne elle vivrait même pas comme ceux pour qui elle décide, ainsi elle trancherait dans le lard sans en pâtir … ce serait bien plus rapide et plus chouette … pour elle …. mais pour les autres?

 

Mais qu'est ce qu'on s'en fiche des autres d'abord!! Ce qui compte c'est MOI, MOI, MOI. Parce que, c'est quand même simple à comprendre que je n'ai pas besoin des autres pour vivre, du moment que je profite de leur travail, que moi même je m'esclavagise pour profiter du leur, tout le monde est à égalité finalement … tout le monde devient un produit du précédent … génialissime.

 

Et puis l'arbre qui me sert à respirer, et le poisson que j'ai dans mon assiette, j'en ai même pas besoin d'abord, pourquoi que je le prendrais en compte? Parce qu'au final, qui a dit que j'avais une conscience? Je ne suis que l'égal de mon canapé au bout du compte … un objet, une marchandise, un produit brut ou net ( ou pas net, ça dépend des fois …)

 

Et puis la chair de ma chair, va bien falloir qu'elle devienne comme moi sinon comment m'assurer quand je serais un vieux fauteuil? Sans oublier que ce serait me renier moi même, me contredire, me remettre en question ….. me quoi? J'ai crû défaillir là … ouf, ça n'a fait que passer d'une oreille à l'autre, c'est déjà reparti! Alors je vais la fabriquer d'entrée à mon image cette bestiole adorée qu'est mon enfant en lui expliquant bien comment qu'il faut se comporter pour être gagnant, pour sortir la tête de l'eau sous peine de se noyer irrémédiablement dans le respect total de toute chose et de toute espèce vivante, ce serait l'horreur ça!! Alors je vais lui enseigner ce que MOI je veux qu'elle sache, pas besoin de s'encombrer l'esprit avec ce qu'elle aurait envie d'apprendre ni encore moins comment fonctionne le monde dans lequel elle est. Que nenni! Que nenni! Balivernes que tout ça!!

 

Ce serait l'anarchie! Mon dieu? L'anarchie, vraiment?

C'est quoi la définition au fait?

 

L’anarchie (du grec αναρχία -anarkhia-, du an-, préfixe privatif : absence de, et arkhê, commandement, ou « ce qui est premier ») désigne la situation d’une société où il n’existe ni autorité, ni pouvoir, ni domination, ayant un caractère coercitif.

 

Hum, hum, oui, je lis et relis … nulle part il n'y est question de désordres, d'irrespect, de chaos … tiens c'est bizarre cette affaire là … ça dit qu'il n'y a pas d'autorité, de pouvoir, de domination … mais c'est que ça pourrait être bien comme principe à mettre en pratique non? Je ne sais pas trop finalement, on prendrait le risque d'être heureux … tout simplement … ce serait trop bête ça!

Et puis, en s'y arrêtant deux minutes … fallait bien une femme vierge et un soit disant charpentier pour venir mettre le souk dans cette ambiance harmonieuse et paisible, fallait bien un qui n'arrive jamais à rejoindre sa montagne, fallait bien qu'on ne mange pas le vendredi (ou peu importe le jour) parce que ça, ce sont des attitudes qui prennent en compte la planète sur laquelle on a les pieds … On s'en fiche de cette terre de toutes façons, on ne la foule qu'avec des talons qu'on ira jeter dés qu'ils ne seront plus comme ceux de la voisine …

 

Comment peut on être sans l'autre? Comment peut on continuer à courir après du rien, du vide? Pourquoi ne s'arrête t'on pas?

 

J'avais oublié … on se fait croire soi même que on est heureux, on a peur de perdre … tiens, la peur, je l'avais oublié celle là … mais où est elle dans ces contrées sauvages où tout le monde pense à tout le monde? Ah oui … on n'a pas peur quand on est ENSEMBLE … et oui … j'avais encore oublié … décidément, cette fichue mémoire … collective … nous fait bien défaut !!

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Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 12:07

Parfois on aimerait que l'attente se prolonge encore et encore parce qu'on sait que quand ça sera fait, on n'aura plus ce sentiment jouïssif du plaisir qu'on espère. Le moment passe si rapidement dans ces cas là, qu'on a beau être présent de toutes ses pores, on n'aura que le souvenir ensuite, pour toute la vie certes.

L'espoir est ce qui nous porte, le moment ce qui nous envole, le souvenir ce qui nous rappelle qu'on a été vivant.

Ce laps d'attente est toujours très gouteux et souverain, parfois il peut être volé par l'incertitude et ses émissaires, mais l'idée de ce qui viendra se doit d'être plus forte.

Toujours ce trio de avant-maintenant-après, passé-présent-futur. Aucun ne va sans les autres, un seul devrait être plus grand.

J'aime cette attente de décollage imminent et de laisser faire les forces du vent ensuite … il y aura toujours un lendemain … quand le souffle se posera, je serais toujours là, autre et la même.

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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 15:27

parait que les temps changent, y a pas que du faux.

Parait qu'on est en temps de crise, y a du vrai.

Va bien falloir voir à réduire la quantité pour préserver la qualité.

Qu'à cela ne tienne, il n'y a qu'à s'y mettre.

 

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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 18:31

Je ne suis pas de celle qui crie à la vengeance ni à ne jamais pardonner. Oublier, c'est impossible mais pardonner ça l'est … y a t'il des conditions? Certainement. Les sages diront non. Moi je dis désormais que j'en pose.

Quand on sait les effets à l'avance de nos actes, quand on peut agir autrement, quand on a les éléments pour être différent, alors on le fait. Ne pas être en adéquation avec ça, c'est faire le mal intentionellement.

J'avais prédit la réussite ou la démolition … il n'en sera pas ainsi, je ne peux le tolérer, ni l'accepter et encore moins le subir. Je n'ai rien mis en place pour que ça soit l'histoire, mon histoire. La destruction ne m'appartient pas, mais je pourrais en être l'auteur à l'avenir si la vie ne s'en charge pas. Habituellement, elle le fait toujours et je lui fais confiance pour ne pas être en reste cette fois encore. Ça m'évitera de dépenser de l'énergie à cette occupation là.

Peu importe les raisons, peu importe les prétextes et les excuses, nous sommes tous les garants des autres, nous faisons partie d'un tout et gommer l'autre c'est s'effacer soi.

La mort était déjà là avant si je me souviens bien, je suppose que la vie n'est pas plus présente maintenant, et je l'espère presque. Qu'elle revienne ici et ne soit plus là bas … si je n'étais pas aussi rationelle, je pourrais penser que ma pulsion de vie m'a été aspirée pour être emportée vers la face cachée et obscurcie. Mais tout ça ce ne sont que des élucubrations de mon esprit en dérive, puisque tout est dans l'oeil de celui qui voit.

Que voient les miens? La seule issue est de remettre tout à sa place, les vivants dans la lumière et les zombies dans leurs tombes.

Finalement, tout cela n'aura été que un passage dans les abysses qui peut être si vite comblé par le rivage chaud et acceuillant …

Que ma route soit exempte d'un re-croisement futur , faute de quoi ce pourrait bien être mon tour de ne pas pouvoir être pardonnée.

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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 23:28

 

 

 


Ouvrir ses ailes comme tu dis si beau.

Parvenir à l'harmonie et la sérénité,

stopper les inutilités et les faux drapeaux

c'est par là que tu choisis d'aller.


S'effondrer et croire qu'on ne remonte plus,

toujours revenue après de si longues absences

la dernière fois plus vraie et plus présente à ma vue,

te dépêtres tu dans les mêmes transes?


Apprendre à saisir le moment,

connaître les bas fonds de soi même

tu partages et tu donnes du dedans,

et la retrouvaille m'est douce trève.


Tu te noies dans le plaisir court,

tu arraches tes droits d'être en société,

tu ne t'arrêtes pas sur les pourtours.

A trop porter, tu lâches tes soirées.



Limiter la casse et ne plus croire,

Ne plus penser à rien,

Tu dis ta façon sans gloire,

juste des faits et des mots de loin.


Lâcher ses idéaux loin du bateau

se dégager de ses peurs encollées,

j'aimerais prendre un peu de chaque idée

la faire mienne dans mes manques

pour aller et ne plus résister.


Se lancer dans le vide,

ne pas savoir où on va,

j'ai beau vous regarder, vous écouter,

trouver mon chemin m'est débridé,

ai je le temps d'y penser encore?

Puis je m'appuyer sans détours ni décors

sur vos épaules qui ont déjà tant donné?


À ne plus pouvoir, à tant devoir,

j'ai peur des miroirs,

je ne veux pas de certains matins

je voudrais ne pas avoir de lettres,

je m'enveloppe de ma cape sombre

je rumine de mes trois cerveaux

j'attends le train là où il n'y a pas de rail

je grimpe la montagne qui n'a pas de sommet

je me trompe, je m'égare, je me leurre, je m'endors.

Parce qu'un m'a dit que je ne savais que ça.

De quel bois cet arbre était fait?

Pour qu'il empêche les voix de la forêt ?

ça existe des cendres vivantes?

sur le bûcher de ma vanité,

je brulerais à nouveau ce maudit,

s'il le faut par trois fois pour être sûre,

mais le mérite ne se trouve pas dans la soumission,

tu as raison, le mérite ça existe.


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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 09:23

Qu'ouïs-je? Qu'entends-je? Quel est ce doux murmure? Cela serait il possible? Je n'y crois guère dans cette mesure et c'est si peu audible …


La trappe des ténèbres se serait refermée encore une fois. Elle s'en est retournée, infortunée, dans ses méandres putrides me laissant valide et relativement saine, en apparence toutefois. Magie noire, vaudou et ensorcellements restent dans les plaines arides.


M'en vais casser des cailloux et des solides rochers pour monter un mur. Que dis-je? Une muraille invincible pour ne plus que se reproduisent des glissements de terrain où je me noie sans possibilité de défenses ni de retournements.


Les clochettes tintinabullent vaillament, me rapprochant des vivants. Je ne sais pas comment elles apparaissent, à force de taper du pied certainement … sauf qu'on ne peut repousser le sol sans le toucher et parfois il est bien profond.


Comment éviter ces descentes dans le magma gluant de mes idées anthracites? C'est cela l'objet de ma quête. Comme une fièvre, trouver le vaccin pour qu'elle ne soit plus nécessaire à la tuerie des microbes. L'antidote doit bien être quelque part, j'ai déjà cherché dans pas mal d'endroits, ouverts tous les tiroirs, vider les armoires, jeter ce qui était cassé, bref, j'ai fait le ménage. Mais il faut croire qu'il y a une trappe cachée, une clef oubliée d'une porte secrète, c'est là qu'il me faut aller.

Et dans cette maison hantée où je suis les murs et les habitants à la fois, il n'est pas facile de délier l'un de l'autre pour y regarder de plus loin.

Alors parfois tout s'engloutit dans la faille comme s'il y avait besoin de cela pour revenir un peu plus séparé, un peu plus solide et lavé. En nettoyant cette tache tenace sur le tapis, on croit pouvoir s'y reposer, assis devant le feu quand on s'aperçoit au moment où on s'y attendait le moins qu'il y en a une autre un peu plus loin.


Parfois de nouveaux produits sont miraculeux, parfois les anciens sont plus efficaces, il me faut une armada de dissolvants et grattoirs pour décrasser tout ça et faire place nette. Ne jamais oublier de se débarrasser des vieilleries qu'on voulut garder un jour au cas où elles seraient utiles. Désormais, on a oublié la raison qui aurait pu en faire leur utilité, il est trop tard pour qu'elles soient encore valides. Faut il que je l'aime cette maison qui est la mienne pour m'y acharner autant que cela et pour ne pas pouvoir la laisser en l'état et y exister sans plus me demander si elle pourrait être plus confortable .. mais c'est ainsi que je veux être non? Oui? C'est ainsi que je ne peux que être de toutes façons.


Alors vaille que vaille, je dénicherais le coffre au trésor, Celui qui détient le livre des secrets pour rompre l'enchantement de la passivité et de la soumission. Je le devine sous la poussière et les toiles d'araignées. Ce n'est plus qu'une question de temps pour qu'il me soit révélé. I know.

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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 09:48

 

 

 

 

Les mains dans mes poches sont libres

elles y sont à l'aise, rien ne les dérange.

Le reflet du miroir est inversé et terrible,

et si le pire est à venir, j'engrange.

 

Le seul rôle à tenir reste fragile

avec les maigres efforts pour tenir la barre.

Les aspirations pour exister sont inutiles,

la pratique en est dangereuse, je me barre.

 

L'inconsistance, la glissade, la spirale

sont mes amies fidèles et infernales.

Le soleil m'a été pris un jour de printemps

l'eau stagnante n'abreuve pas longtemps, j'attends.

 

Vaille que vaille, ce n'est pas contagieux

et le refus d'un présent se peut.

Empoisonnement, besoin d'un lavage intégral

l'électro choc viendra à force de mal, ça m'est égal.

 

Le papillon a brulé ses ailes

les couleurs sont éternelles

suffit de retrouver les pinceaux

pour les reposer sur les lambeaux, je le vaux.

 

Intérieur du labyrinthe, Ariane a coupé son fil

elle se perd dans les méandres de ses périls

Cent fois sur son ouvrage elle se reposera

jusqu'à ce que la lie soit bue, je sais déjà.

 

L'envie suit la lumière, le jour donne le plaisir

la porte du tunnel est en verre poli à loisir,

solide et invisible, le souffle du dedans est la clef

à trouver dans le puits sans fond, je m'y emploierais.

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Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /Juil /2010 22:06

 

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se fracasser tous les jours contre le mur en soie des limites de notre moi

Mano Solo

 

des murs en soie …

ça nous attrape, ça nous lâche pas,

ça nous colle à la peau,

ça fait mal de trop

c'est pas doux un mur en soie

c'est pas enviable et c'est sans loi.

 

Ils surgissent de nulle part,

quand on ne les attend pas

on a beau tenter de les découper au couteau

à la cisaille, à la tronçonneuse,

ils se referment à mesure des coups

 

Ils se ressemblent, on les sent arriver

mais rien ne peut les empêcher,

Et on les repeint, on les dépeint, on les détient

on peut couper ce tissage,

on a le pouvoir de défaire les noeuds,

mais nos mains sont emmêlées,

nos doigts sont liés, enveloppés, englués

 

De quoi avoir peur? De la hauteur du mur?

De son épaisseur? Seulement nous, nous seuls

en sommes les auteurs, mais c'est si doux de s'y laisser sombrer

de s'y laisser enrouler, de s'y endormir.

Et lors du réveil, trop de labeur,

découragement face à la tâche

par quel dénouement finir?

Complaisance du drame,

ennivrement du noir, qu'il y fait si bon.

 

Nul dérangement dans le mur de soie,

tout y est ténu et arrangé comme on le veut.

Ne pas trouver le premier fil pour défaire,

Pénélope n'a pas fini son oeuvre

son tissage était sa raison de vivre.

 

Fils teints d'attente et d'espérance

mélant les larmes aux rires à la déchéance

endormissement dans la douleur,

enfoncement contre les parois glissantes,

tout ça est derrière le mur de soie dont on ne parle jamais

tout ça fait partie de moi et de ses limites

tout ça et plein d'autres belles images,

mais celles là, personne ne les voit,

moi seule en suit le témoin.

Moi seule passe derrière le mur.

Par Alysse Zegrand - Publié dans : écrits de moi
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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 08:08

Bien peu de personnage m'ont accompagné comme toi depuis mes bancs d'école. Peut être, sûrement, la façon de me les présenter ne me convenait pas. Alors je mettais dans un coin, je remisais sans oublier mais sans m'arrêter. Il y a bien eu Don Juan, le bleu des tableaux, un soldat étendu dans l'herbe verte, des enfants à un soupirail et un étudiant dont je ne me rappelle que le nom mais pas l'histoire. Trop occupée à ma vie certainement pour entendre les étalages à perte de vue des professeurs qui eux avaient, peut être, compris quelque chose, je ne me souviens que très peu de tout ce gavage. Hormis ce dont je ne voulais surtout pas, plus, entendre parler par rebut d'y avoir été forcée à un moment qui n'était pas le mien.

De fait, des tas d'accés à ma propre ouverture m'ont été fermé, juste par rébellion. Il ne tient qu'à moi de le reconnaître et d'en assumer la faute mais …

 

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Ceci étant, toi et ton caillou, vous avez toujours été là, en ombres et présence inconsciente. Touchée en plein à l'écoute de l'approche de cette histoire, elle m'a toujours interpellée. QU'est ce qui anime chacun de nous à tenter sans cesse d'arriver en haut de cette colline? Et tous les matins à recommencer sans trève, sans relâche, à vouloir vaincre le sort. Quel intérêt quand on sait que même arrivé au but, il faudra à nouveau pousser et hisser de l'autre côté puisqu'il y a impossibilité de rester au faîte du monde.


Qu'y a t'il là haut d'abord? Si on le savait, probablement que nous nous arrêterions illico et à l'ombre de la roche, attendrions nous, vide, sans but.


On m'a raconté que tu avais été condamné à cette tâche, assigné à devoir tenter la réussite sans relâche. Vraiment? Ne serait ce pas de toi même que la volonté serait venue? Pour ne pas sombrer dans le néant? Par défaut, on ne peut accepter quelque action qui n'aurait aucune raison et dans ton cas, ne pas être heureux ni y trouver satisfaction t'aurait forcé à arrêter, à ne plus agir.


Il avait raison Albert … sans apprécier le chemin, le but n'a pas d'importance. Je ne me souviens plus, mais certainement qu'il y avait pensé, chaque jour il te faut voir une nouvelle facette, un nouvel éclat à ton boulet. Alors Sisyphe, si tu m'expliquais encore et encore comment tu as vaincu tes phases de découragement? Parce que tu n'avais pas le choix? Parce que tu le voulais? Parce tu ne voulais pas abdiquer? Ou tu ne connais pas la raison et c'était ainsi et puis c'est tout? Et à pousser la boulette, t'arrêtais tu de penser? Ah, si j'avais pu discuter avec toi au lieu de rencontrer quelqu'un qui t'avait connu, combien de paroles aurions nous pu échanger !

Oui, je sais, tu es en chacun de nous, on est tous un peu toi et chacun avec notre but et notre colline, différente taille, différente couleur, et personne ne peut s'approprier ni le monticule ni la charge de l'autre. Oui ça je l'avais compris dés lors que le temps à commencé à se dérouler, dés lors que l'instant se fit moins fort que le demain.

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 19:57

 

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Si j'avais un perchoir, je m'y installerais

et de là haut, je prendrais le premier tapis volant

pour aller au pays où on joue à «  si j'étais »

pour vendre mon âme aux habitants.


On dirait que j'étais le roi et que j'avais un carosse

je saurais bien voir comment on cabosse

et de dans mon trône, amener la parole

pour que les guerres ne soient pas dues à mon rôle.

J'aurais le pouvoir des bons, c'est un don.


On dirait que j'étais un chat

qui à patte de velours, tapis dans le noir

sourit à la lune qu'il voit d'en bas

tenant par le bras son copain le loir.

Je serais végétarien, c'est pas rien.


On dirait que j'étais un caillou

je dirais la mémoire de l'eau

je dirais le passage du vent doux

je dirais la douleur du marteau.

Je ferais du bruit, j'ai envie.


On dirait que je ne serais pas perchée

que j'aurais une nature calme et posée,

que je ne me fatiguerais pas moi même

et que j'arrêterais de me faire rire quand même.

Je ne serais pas moi, ça c'est pas le droit.

Par Alysse Zegrand - Publié dans : écrits de moi
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